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Samedi , février
2009

Infos Editeur : Parution aux éditions City en 2007 Titre original : La Biblia de barro Au coeur ...
Anonyme Le Peletier de Saint Fargeau sur son lit de mort Vers 1825-1835 Huile sur panneau H. 25 ...
Infos éditeur : Parution aux éditions Albin Michel le 04 novembre 2009 Imaginez un monde où la ...
Parution aux éditions Robert Laffont en septembre 1993. Parution aux éditions Pocket en juin 2005. Traduit de ...
"Dimanche 4 novembre, la chaîne 13ème Rue, diffusera à 20h30 dans son émisssion Dossier 13 ...
Infos éditeur : Parution aux éditions Fayard en septembre 2006 La paléopathologie consiste en l’étude médicale des ...

Archives de février 2009

PRESTON Douglas : Credo, le dernier secret

Auteur : Sofy le 28 février 2009 3 Commentaires

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Parution aux éditions L’Archipel le 18 mars 2009

Traduit de l’américain par Philippe HUPP

Au coeur de l’Arizona, en plein territoire Navajo, est implanté le projet Isabella, un accélérateur de particules en mesure de reproduire une énergie comparable au big bang, et donc d’expliquer la naissance de l’univers. Mais ce projet, mené par le professeur Hazélius, prix Nobel et Médaille Fields, bien que soutenu par le gouvernement, n’a pas que des adeptes. Au nombre des opposants, un virulent télévangéliste et un pasteur fondamentaliste, qui voient en Hazélius l’Antéchrist, et en Isabella une création de Satan…

  • Pages : 420
  • ISBN :
  • Prix : 22 €

(Source : Editeur)

Popularité : 2% [?]

THIRION Jon : John et Yoko sont dans un hosto

Auteur : Sofy le 26 février 2009 Ajouter un Commentaire

John et yoko sont dans un hostoInfos éditeur :

Parution aux éditions Krakoen le 02 mars 2009

Alors qu’un terrible accident de la route ôte la vie à Billie Holiday et à Janis Joplin, John Lennon et Yoko Ono en réchappent miraculeusement et sont admis dans un hôpital plutôt spécial où l’on ne rencontre que des chanteurs, qu’ils soient malades ou membres du personnel. Les phénomènes paranormaux et les morts violentes y sont monnaie courante. Les chirurgiens s’activent sans relâche, les cobayes humains encaissent électrochocs sur électrochocs, d’étranges animaux se promènent dans les couloirs. Dans leur sillage, les tubes des sixties tourbillonnent dans l’air comme des feuilles enfiévrées. Sous l’hôpital, un petit train circule entre les cuisines, les urgences et la morgue. John et Yoko ne sont pas pressés d’y monter – destination l’âge de raison. Leurs armes pour conjurer ce cauchemar musical s’appellent amour et fantaisie. Quand le mutisme tue les vivants, la musique réveille les morts.

  • Pages : 226
  • ISBN : 9782916330365
  • Prix : 10 €

(Source : Editeur)

Popularité : 1% [?]

DEBIEN Chris : Les chroniques de Kheradon, T1 – L’éveil du roi

Auteur : Sofy le 25 février 2009 4 Commentaires

L’auteur du roman policier Le Boucher du Vieux Lille s’est également aventuré sur les terres de la Fantasy :

chroniques_de_KheradonInfos éditeur :

Parution aux éditions Hachette Jeunesse en octobre 2008

Au royaume des Terres tranquilles, tout n’est qu’harmonie.

Mais la reine meurt bientôt en donnant naissance à un fils, Luther. Le roi, fou de douleur, fait alors appel à la magie noire pour la ramener d’entre les morts. Mais il bouleverse ainsi un équilibre ancestral et provoque la colère des forces magiques les plus terrifiantes.

Désormais, une épouvantable malédiction pèse sur la descendance des Khëradön : Luther, l’héritier, devra l’affronter, seul. En grandissant, Luther devient un être singulier, constamment tiraillé entre l’Eclat et l’Obscure, entre la magie blanche et la magie noire. Le jeune roi doit trouver sa véritable voie, aidé par son fidèle magicien, Arax, et par la belle Maë, dont il est éperdument amoureux.

Cependant, ce chemin est dangereux, infesté de créatures maléfiques et jalonné de batailles.Luther devra payer le prix fort pour son salut et celui de son peuple.

  • Pages :377
  • ISBN : 20120132279
  • Prix : 18 €

(Source : Editeur)

Popularité : 1% [?]

BAUWEN Patrick : Monster

Auteur : Sofy le 24 février 2009 1 Commentaire

monsterInfos éditeur :

Parution aux éditions Albin Michel le 07 janvier 2009.

Parution en Audiolib (2 CD MP3) en janvier 2009.

Mon nom est Paul Becker. Je suis médecin. Je vis dans une petite ville, en Floride. J’ai une femme, un fils, un boulot que j’aime. Une existence ordinaire. Jusqu’au jour où je découvre un téléphone portable. L’un de mes patients l’a perdu dans mon cabinet. Un homme étrange. Dangereux. Soudain, ce téléphone sonne. Et ma vie bascule.
Complots. Meurtres. Disparitions. Toutes mes certitudes vont s’effondrer. Pourquoi je vous raconte tout ça ? C’est très simple… Votre vie va basculer aussi…

  • Pages : 576
  • ISBN : 2226190600
  • Prix : 22 €

(Source : Editeur)

Mon avis :

Lorsque les apparences s’effondrent :):)

Paul est médecin dans une petite structure de centre ville, il a voulu travailler dans ce lieu pour consacrer plus de temps à sa femme et à son fils. Un homme nu va débarquer dans son officine et l’effrayer, même si il est accompagné par un ami de Paul qui est flic, l’individu va ui laisser une désagréable impression.

A leur départ, Paul retrouve un téléphone contenant trois photos qui vont blouleverser son existence. Ses certidudes s’effrondrent et sa vie semble voler en éclat. Il y a notamment l’image d’un petit garçon qui a disparu….

Un thriller efficace. Paul se pose beaucoup de questions, explore différentes pistes et il en va de même pour le lecteur. J’ai cru plusieurs fois avoir toutes les réponses… et non. Un roman réfléchi, avec un personnage principal très intéressant, il est médecin, de même que l’auteur, et l’on sent que la fragilité de l’individu, ses rapports aux médicaments…. sont très réalistes. En toile de fond, la pédophilie.

Un livre qui retrace les doutes, les errances et les zones d’ombres qui se dévoilent lorqu’un enfant a disparu.

A Lire !

L’avis de Lucie :

Ou comment la vie d’un homme peut basculer du jour au lendemain…   :):):-)

Paul Becker mène une vie ordinaire avec une femme et un fils aimants, une affaire qui débute mais qui semble bien partie…Tout va bien jusqu’au jour où il récupère le téléphone d’un patient : ce qu’il va trouver à l’intérieur va ébranler sa vie ! Des souvenirs, des rancoeurs familiales vont refaire surface !!! Sa vie va alors devenir un enfer…car il va se retrouver au coeur d’une affaire sensible et qui le concerne de près. Traqué, il n’aura d’autre moyen que d’enquêter lui même pour prouver son innocence.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Paul, un homme ordinaire, qui va passer par différents stades émotionnels. Quand il va voir la tournure des choses, il va sombrer physiquement et moralement comme tout un chacun. Mais sa force de caractère va le pousser à mettre un grand coup dans la fourmillière, à se battre pour retrouver ce qui lui est cher, sa famille. Un magnifique personnage ! Au niveau du rythme du livre, on ne s’ennuie pas un seul instant, on est obligé d’avancer sans cesse pour savoir s’il va s’en sortir. Et surtout, pour savoir POURQUOI ? Jusqu’à la fin, j’ai émis des hypothèses qui se sont révélées fausses ! Patrick Bauwen a vraiment réussi à jouer avec mes nerfs et j’adore ça ! Quelques fois, à la fin d’un chapitre, je me disais « waou, le truc de fou»  et du coup, je me sentais obligé de continuer ;-) Mon coup de coeur de ce début d’année 2009 !!!

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HOAG Tami : Biographie & Bibliographie

Auteur : Sofy le 21 février 2009 Ajouter un Commentaire

hoag tamiAuteur américaine

Née en 1959 dans l’Iowa, Tami Hoag signe d’abord des romans féminins avant de se tourner vers le suspense, un genre où elle excelle. Aux États-Unis, elle est considérée comme l’une des plus sérieuses rivales de Patricia Cornwell. En 1995, son premier thriller s’est hissé dans la liste des best-sellers du New York Times – liste qu’elle occupe régulièrement depuis.

Bibliographie :

  • Tu redeviendras poussière (Robert Laffont, 2001)
  • Dieu reconnaîtra les siens (Robert Laffont, 2005)
  • Cavalier seul (Robert Laffont, 2007)
  • Meurtre au porteur (l’Archipel, 2007).
  • Contre toute évidence (l’Archipel, 2009).

(Source : Editeurs)

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Jean-Luc BIZIEN : Interview

Auteur : Sofy le 20 février 2009 Ajouter un Commentaire

interview01.png Vous pouvez découvrir l‘intégralité de l’interview sur Plume Libre ou à la manière des romans-feuilletons du XIX°s, lire un « épisode»  chaque jour à 13 h accompagné d’un thé comme l’aurait fait Sarah tandis que d’autres se régaleront d’un café comme Simon Bloomberg…

Bonjour Jean-Luc, la question rituelle : pouvez-vous nous dire qui est Jean-Luc Bizien ?

Un auteur pluridisciplinaire, qui a la chance de ne pas être enfermé dans une des « petites cases » de l’édition. Un père de famille comblé. Un dessinateur frustré. Un guitariste pas assez doué pour avoir fait une grande carrière…
La liste est longue, de mes différents « masques ».

Je suis né à Phnom-Penh (Cambodge) en 1963. J’ai beaucoup vécu outre-mer, avant de poser mes valises en Normandie, où j’ai fait mes études et enseigné pendant 15 ans. Parallèlement, j’ai voulu devenir dessinateur de BD, puis guitariste de rock… La vie en a décidé autrement.

J’ai d’abord publié des jeux de rôles, obtenu quelques jolis succès et puis je suis passé à l’écriture – Serge Brussolo reste le déclencheur et le maître.

Depuis, j’ai publié une cinquantaine de livres, tant pour la jeunesse que pour les adultes.

Cette année je reviens à mes premières amours : Emmanuelle Heurtebize, la directrice éditoriale des éditions 10/18, m’a accueilli au sein de la prestigieuse collection des Grands Détectives. Je suis fier d’y présenter, dès février 2009, une série intitulée la Cour des miracles.

jean-luc bizienPourriez-vous nous décrire une journée type passée à écrire ? Y a-t-il des rituels ou des petites manies ?

La vie d’un écrivain – la mienne en tout cas ! – est très banale. Je me lève tous les matins vers 8h (mon fils de 3 ans m’y aide !) Je file prendre un café et une douche (dans un ordre dicté par l’humeur du jour) puis je m’enferme dans mon bureau, où seul le chat est autorisé à pénétrer.

Je réapparais à 17h30 pour aller chercher mon bout de chou à l’école et il m’arrive de me remettre au travail le soir.

Si d’aventure je quitte mon chez-moi, j’emporte mon vieux Ibook et je travaille dans le train, à l’hôtel où sur le lieu de vacances.

Voilà pour le rythme.

Pas de quoi écrire une thèse, toutefois : je fais partie de la poignée d’écrivains dont c’est l’unique métier et je serais malvenu de me plaindre.

Quant aux rituels… Ils sont nombreux.

Voici les deux principaux :

• Je range mon bureau et je le réorganise, après chaque remise de manuscrit. Et il y a du travail, pour passer au projet suivant ! Durant l’écriture, la pièce se mue invariablement en chaos, à l’image de mon cerveau… Il faut donc y remettre de l’ordre, avant d’entamer un nouveau chantier.

• Chaque matin, je passe en revue mes cds, un SECOND café à la main et je choisis la play list de la journée. Quand j’ai sélectionné la pile d’albums nécessaires, j’attaque. Souvent, je me surprends à taper en rythme sur le clavier.
Il faudrait que, comme Maxime Chattam ou Raphaël Cardetti, je songe à donner la liste des albums aux lecteurs. Mais peu de gens ont chez eux les albums de Marilyn Manson ou de Sopor Aeternus… Que je vous encourage pourtant à découvrir !

Vous écrivez pour la jeunesse, pour les adultes, de la littérature blanche, des polars, de la fantasy… Pourquoi cette diversité ? Est-ce important pour vous de changer de style littéraire ?

Mon bonheur, c’est de raconter des histoires. Il se trouve que des éditeurs s’y intéressent et que les lecteurs suivent… je ne me pose donc pas la question en termes de « genre ».

Quand j’ai commencé à publier, Brussolo m’a donné un précieux conseil :

— Dépêche-toi de publier chez un autre éditeur, et si possible dans un genre différent.

Je n’ai pas compris tout de suite, mais j’ai vite vu, autour de moi, des amis se laisser enfermer dans un « style », dans une « catégorie ». C’est un travers typiquement français : nous éprouvons le besoin de ranger les choses, de les classer.

Lorsqu’en 2004 j’ai publié Marie Joly, un roman de littérature « blanche », il m’est arrivé à plusieurs reprises dans des salons de voir arriver le libraire responsable du stand avec un sourire gêné :

— Monsieur Bizien… On a reçu un carton de livres… Mais ça doit être un homonyme.

Beaucoup de gens pensent qu’il est impossible d’écrire de la littérature blanche, quand on publie par ailleurs des romans de fantasy ou des policiers.

En guise de réponse, j’ai proposé de les « signer quand même, parce que les gens n’y font pas attention. »

Pourquoi vous êtes vous tourné plutôt vers la littérature que vers le dessin ou la musique qui sont des disciplines que vous maîtrisez ?

Seigneur, non ! Je suis loin, très loin de maîtriser le dessin. Je jalouse tous mes amis illustrateurs. Je crois que je suis venu aux mots parce qu’ils m’ont accepté et se sont laissé apprivoiser. J’aurais aimé pouvoir, d’un trait, mettre en scène des idées, mais je dois me contenter de phrases pour faire naître des images dans l’esprit des lecteurs.

Quant à la musique… J’ai un véritable plaisir à jouer avec mes compagnons auteurs, illustrateurs, graphistes et autres, mais je crains de ne pas être assez doué pour creuser cette voie professionnelle !

Dans quel style vous sentez-vous le plus à l’aise ?

J’ai la chance de pouvoir passer d’un genre à l’autre, de changer de métier à chaque fois, de ne pas me laisser envahir par la routine en dépit d’un rythme de production soutenu… Je suis incapable de me décider. Mon genre préféré, c’est forcément celui que j’aborde, dans l’instant. Parce qu’il n’y a rien de plus agréable que de coucher sur le papier une histoire qui, avec un peu de chance, va trouver des lecteurs.

Quelle partie préférez-vous dans la conception d’un livre (les recherches, l’écriture) ?
D’ailleurs, quel est votre processus d’écriture ?

Il n’y a pas « un » processus, mais plusieurs, selon le projet sur lequel je travaille.

Pour les livres-jeux ou les albums jeunesse, je choisis le thème en amont. Le découpage s’impose ensuite. Je tiens compte de l’illustrateur, de sa technique, de sa sensibilité. Pas pour aller forcément dans son sens, mais pour essayer de tirer le meilleur de notre collaboration. En retour, j’accepte toutes ses suggestions, quitte à reprendre ma copie jusqu’à ce que nous soyons tous les deux contents du résultat.

Pour les romans de fantasy, je travaille beaucoup les personnages et le background. Ensuite, je plonge les aventuriers dans une situation inextricable et je les laisse se débrouiller (ce qu’ils font très bien). Je sais, en commençant à travailler, par quelle scène l’histoire débute et de quelle manière elle finit – ce sont les règles du genre, une accroche très forte, un final crescendo. Entre ces deux moments, je me laisse surprendre. J’ai un grand plaisir à observer les héros, à vivre l’aventure.

Par contre, dans les romans « historiques », la méthode change radicalement. Il n’y a plus de place pour l’improvisation. Pour Marie Joly, comme pour la Cour des miracles, il m’a fallu effectuer de nombreuses recherches historiques (je ne remercierai jamais assez ma femme pour son aide précieuse). Ce type de romans nécessite une grande rigueur. L’auteur doit digérer l’information, il doit s’imprégner de la période, trouver les détails, les anecdotes… mais se garder de tout restituer : un roman historique doit laisser la part belle à l’intrigue. S’il est bien documenté et donne des repères, il facilite l’accès à la période. Le lecteur se sent en confiance, il se laisse emporter. Si au contraire le propos devient démonstratif, l’auteur se fourvoie… car rien n’est plus rébarbatif qu’un manuel d’histoire travesti en roman d’aventure.

Est-il difficile de travailler conjointement avec un illustrateur ? Comment ça se passe en pratique ?

Cela dépend des illustrateurs. L’âge venant, j’ai appris à faire le tri et je ne travaille plus qu’avec des illustrateurs qui sont aussi des amis. L’existence est trop courte, autant ne pas la gâcher en conflits inutiles. C’est donc à chaque fois un plaisir et une émotion intacte.

Ensuite, le dessin est un médium tellement fort qu’il s’impose sur le texte, il prend le pouvoir, il s’approprie l’album.
Je suis dans la situation du scénariste de cinéma, qui sait pertinemment que son manuscrit va être vampirisé, mais qui s’en réjouit à l’avance. Parce que le réalisateur a tout pouvoir, et que c’est de son savoir-faire, de son style que dépend le succès du film.

Je ne cherche jamais à imposer une vue, un  plan, un découpage – le dessinateur a toujours le « final cut », c’est ma règle.

Et puis, comme je travaille en amont, je passe plus de temps à les regarder dessiner qu’à écrire seul de mon côté. Ce qui n’est pas la partie la plus désagréable de mon métier

Comment passe-t-on de l’écriture de jeux de rôles à la littérature jeunesse et aux polars ?

Le JdR est une formidable école du scénario, de  la construction, de la rigueur… et de la vitesse d’exécution ! Il n’était pas rare qu’on nous réclame un scénario pour la veille plutôt que le lendemain. C’était une course permanente aux idées, à la structure narrative.

Passer ensuite au livres-jeux m’a semblé une suite naturelle, une évolution dans mon travail. Presque une récréation.

J’ai eu l’occasion de discuter avec d’autres scénaristes de la collection, qui ont suivi d’autres parcours et éprouvent de grandes difficultés à scénariser, à concevoir les albums. Je suis étranger à ces considérations : dix ans de JdR en semi-pro, ça forge le caractère et la méthode.

En ce qui concerne le polar, c’est un peu la même chose. Il « suffit » de raconter une histoire, en soignant les effets et le rythme… ce qui est finalement plus simple que de maintenir la tension pendant plusieurs heures autour d’une table de jeu.

Dans tous les livres que vous avez écrits, tous genres confondus, quel est celui qui vous à le plus marqué et pourquoi ?

Je ne sais pas… Peut-être le dernier, parce qu’il a fallu entrer dans la tête d’un aliéniste et que l’exercice du roman historique est rigoureux. Simon Bloomberg me ressemble en bien des points.

De plus, j’éprouve un véritable bonheur à faire évoluer une héroïne. J’ai découvert ce plaisir via Marie Joly et je le retrouve aujourd’hui en compagnie de Sarah Englewood.

Il revient quand le Vuk du Club Van Helsing ? Dites ? Hein ? Siouplait !!!

Il adorerait reprendre du service, le Vuk, mais ça ne dépend pas que de lui.

Pour qu’il devienne héros récurrent de sa propre série, il faudrait :
• D’abord, faire disparaître toute trace du CVH – dont je n’ai pas la paternité – du texte.
• Ensuite, négocier la récupération des droits auprès de l’éditeur.
• Enfin, il faudra lui trouver un nouveau port d’attache.

J’ai déjà scénarisé deux romans complets, peut-être en pure perte. Soyons fous, je vous donne les titres, en bonus tracks :
• « MY re-GENERATION» tome 2
• « ET J’AI CRIÉ (Alien) » tome 3

Difficile de faire plus crétin, mais l’exercice reste extrêmement jubilatoire.

chambre mortuaireVotre dernier livre « La Chambre mortuaire»  se situe dans le Paris du XIXème siècle. Pourquoi avoir choisi cette époque ?

Parce qu’elle me paraissait la plus adaptée pour traiter de certains sujets. Le spiritisme est partout, c’est un moment de découvertes fabuleuses, d’avancées, d’ouvertures… La psychiatrie n’en est qu’aux balbutiements et, dans le même temps, les grandes figures émergent. Charcot est déjà un maître, Freud ne va plus tarder à s’imposer…

La Chambre mortuaire se situe à la frontière des genres. On y trouve tous les ingrédients du roman d’énigme, avec une touche de fantastique que seul le 19ème pouvait légitimer.

De plus, je voulais des personnages différents, que tout oppose : leurs origines, leurs milieux respectifs, leur âge… Aujourd’hui, plus personne ne serait choqué de voir une jeune femme d’une vingtaine d’années côtoyer un cinquantenaire (quoique…)

La série est aussi un hommage à Chapeau Melon et Bottes de Cuir et la sublime Emma Peel !

Comment est né ce projet ?

Comme pour la plupart de mes livres, c’est une rencontre qui est à l’origine de la Cour des miracles. Nous nous sommes croisés, Emmanuelle Heurtebize et moi, au cours d’un dîner-débat organisé par Sabine Wespieser en l’honneur de Nuala O’Faolain, l’immense auteur irlandaise. Nous avons sympathisé. J’ai parlé de mes romans médiévaux au Masque, Emmanuelle m’a glissé l’idée d’une série autour des Celtes. J’ai commencé à me documenter, j’ai réfléchi en terme de série… Et puis, je me suis souvenu de ce projet 19ème. Je l’ai soumis à Emmanuelle, qui n’a pas voulu se prononcer tout de suite – il y avait déjà plusieurs séries, dans la même époque, chez 10/18.

J’ai donc proposé une « bible » et un synopsis, elle m’a fait confiance.

Et Simon Bloomberg et Sarah Englewood sont apparus.

Simon Bloomberg est un personnage très énigmatique… Comment vous est-il venu à l’esprit ?

Je n’en sais rien, à dire vrai. Au départ, j’ai défini le personnage de Sarah Englewood, qui est venu très vite, très facilement. J’avais envie de raconter les aventures d’une fille, à qui il arriverait des aventures rocambolesques. Une héroïne pas préparée à affronter ces dangers, ces énigmes, quelqu’un de vrai – la fille d’à côté, obligée de réagir pour s’en sortir.

L’univers dans lequel je souhaitais la voir évoluer a induit mes choix : c’était le 19ème siècle, une période baignant dans l’occultisme, le spiritisme, les recherches ésotériques… Un monde de fantasmes, de rêves, de cauchemars, de croyances étranges.

Sarah est une jeune femme bousculée par la vie, qui se trouve confrontée à un homme plus vieux, qu’elle ne parvient pas à cerner, quelqu’un dont on lui dit de se méfier. Un homme qu’on peut à la fois soupçonner de suivre les tendances de l’époque et d’en être très distant, de porter sur ces divers courants un regard très critique. Un aliéniste.

Simon Bloomberg s’est dessiné, peu à peu. Il n’est sorti que partiellement de l’ombre, il s’est posté en lisière, à l’affût. Pendant tout le roman, je me suis posé la question : chevalier servant, ou Barbe Bleue ? Il a décidé tout seul, au final.

Pourquoi avoir fait de Simon Bloomberg un aliéniste ?

Parce que je ne voulais ni d’un personnage de policier, ni d’un enquêteur traditionnel. Je voulais un personnage qui soit « différent » de ses concitoyens, un homme que l’on regarde avec une certaine défiance. Un étranger, inquiétant, insaisissable.

Simon Bloomberg est aliéniste, mais ses collègues eux aussi prennent leurs distances depuis qu’il a créé la « Cour des miracles ».

Quand vous avez commencé à écrire « La Chambre mortuaire»  saviez-vous qu’il y aurait une suite ?

Oui, bien entendu. À ma connaissance, rares sont les « one shot » chez les Grands Détectives – citons pour exemple les livres de Guillaume Prévost. Le principe général de la collection demeure la série, c’est pourquoi j’ai développé les personnages de Sarah Englewood et Simon Bloomberg dans cette optique. Le tome 2 s’intitule la Main de gloire et il devrait sortir en juillet – le thriller de l’été ?

Un livre à conseiller aux lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

La Chambre mortuaire, justement. Je pense qu’on y trouve tout mon univers. Des personnages attachants et humains – je déteste les « chevaliers blancs ou noirs » et les héros en deux dimensions – avec leurs travers et leur part d’ombre.

Une intrigue à tiroirs, une touche de fantastique et des héros « différents ».
Et puis il y a la maison-pyramide et ses secrets, mais je ne voudrais pas trop en dire.

Quelles sont vos influences littéraires ? Vos derniers coups de cœur en matière de littérature, musique et cinéma ?

Les listes sont longues… elles seront forcément incomplètes.

Littérature
Serbe Brussolo, Philippe Djian, Chuck Palahniuk, Dennis Lehane, Stephen Hunter, Michael Moorcock, Fritz Leiber, Gérard de Nerval … et puis tous les amis, les frères d’armes – Pierre Bottero, Romuald Giulivo, Maxime Chattam, Érik L’Homme, Raphaël Cardetti, Xavier Mauméjean, Barbara Abel. Et d’autres encore, beaucoup d’autres.

Coups de cœur cinéma
David Fincher, Ridley Scott, Masuki Kobayashi, Stanley Kubrick, John Boorman, John Carpenter, Clint Eastwood…

Coups de cœur musicaux
Bruce Springsteen (What else ?), Grinderman, Coldplay, Sopor Aeternus, Marilyn Manson, Led Zeppelin, The Flamin Groovies, The Inmates, Elvis Costello, Loreena McKennitt…

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