GIEBEL Karine : Jusqu’ à ce que la mort nous unisse
Sofy | 12 décembre 2009
Infos éditeur :
Parution aux éditions Fleuve Noir le 12 novembre 2009
L’Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l’image de certains souvenirs. Toxique, à l’image de certains regrets. L’Ancolie, c’est aussi le nom d’un chalet perdu en pleine montagne. C’est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu’il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu’au jour où la mort frappe tout près de lui, l’obligeant à sortir de sa tanière.
Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, que ce n’est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d’effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons.
Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au cœur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale…
- Pages : 492
- ISBN : 9782265085954
- Prix : 19 €
- Genre : Suspense
- Age : A partir de 15 ans
(Source : éd. Fleuve Noir)
Mon avis :
Un cri se meurt dans la montagne
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Servane est une jeune femme qui intègre la gendarmerie. Malgré la sympathie de ses collègues, pas facile d’intégrer un milieu très masculin. Son amitié pour le guide de haute montagne ne fait que renforcer les on-dit dans les environs, ce dernier est un véritable Don Juan.
Ce petit village voit sa population se multiplier lors de la saison touristique. La tension est palpable entre les défenseurs de la réserve naturelle et une opposition composée de chasseurs et de notables. L’accident d’un des enfants du pays, un garde forestier qui connaissait parfaitement la montagne va semer le trouble dans l’esprit de son meilleur ami, Vincent le guide.
J’avais adoré les précédents écrits de Karine Giebel et j’avais vraiment envie de découvrir ce nouveau texte. Les propos de Sofihm et d’Edelweiss m’ont fait me jeter sur ce livre à 23 h et je l’ai reposé à 4h du matin. J’ai été happée par la force de ce roman et je voulais vraiment aller jusqu’au bout. Le personnage de Servane est original, ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une femme gendarme et ses difficultés à s’imposer dans un milieu d’hommes. Karine Giebel excelle dans les portraits féminins, dans leur fragilité, leurs cassures, leurs différences et leur force. Elle a l’art de nous surprendre.Et doit-on juger Vincent, aimant de la gente fémine ? bourreau ou victime ?
La montagne est un personnage à part entière : belle et meurtrière à la fois. On a vraiment le sentiment d’avoir également séjourné dans cette station mais en sortirons-nous indemnes ? J’aime ces focus sur un village, sur un groupe d’habitants, sur leurs codes… Un suspense palpitant. Et sans en dire trop : un très beau roman sur la différence et sur l’acceptation de la différence…
Et vous, quel est votre avis ?

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Ce livre vient d’entrer dans la pal et ne devrait pas attendre des semaines !
Je suis en train de le lire. Il est très bien même si moins sombre que les précédents.
Karine Giebel a encore frappé fort avec ce nouveau roman. Entrainant et intriguant jusqu’au dernières lignes…
Edelweiss, Sofihm, vos commentaires me poussent vraiment à interrompre pour un jour ou deux mon immersion dans l’univers de Trueblood ou plus exactement La communauté du Sud. Dès que j’aurai quitté mon pc, je me plonge dans le nouveau Karine Giebel. Merci les filles pour vos avis qui donnent envie de le dévorer
Je suis très contente que tu aies aimé Sofy, belle et très juste critique !
Sofihm, je trouve que c’est magique quand tu aimes un roman, quand tu te laisses porter… et que tu sais que tu n’es pas seule à avoir eu ses sensations… J’avais deux petites fées clochette qui m’avaient indiqué la voie grâce à de la poussière d’étoiles qui a brillé dans mes yeux tout au long de la lecture… Deux petites voix toujours agréables à entendre et avec qui j’aime partager. Merci Sofihm, merci Edelweiss