Saint-Luc : Biographie et Bibliographie

jerome 9 mars 2012 2


Biographie

Saint-Luc

Auteur français

Né le 23 mai 1956 à Paris, boulevard de Port Royal, Saint-LUC n’a décidé que très tardivement de se consacrer entièrement à l’écriture.

C’est pourtant très jeune que le goût lui vient, dès l’âge de 11 ans. Des poésies uniquement, qui lui valent d’assez nombreuses récompenses lors des jeux floraux qui sont de mode à l’époque, et son nom dans un ouvrage collectif, « Les poètes témoins de leur temps », publié en 1970. La poésie lui vaut des rencontres inespérées pour un gamin de son âge : la plus marquante, née du hasard, sera celle de Jacques PREVERT, qu’il fréquente régulièrement alors que le poète habite cité Véron, dans le Paris de la gouaille, de la libre pensée et des gens en marge. « Paroles » restera pour toujours son livre de chevet.

Il s’essaie aussi au théâtre, dirige une troupe amateur, met en scène des pièces d’auteurs de vaudeville, jouées lors de fêtes patronales. Il s’investit également dans l’humanitaire, la lutte contre la faim en Afrique et la distraction des vieillards dans les hospices, notamment.

Mais sa famille n’entend aucunement lui laisser vivre une existence bohême, et il se soumet aux volontés paternelles pour un temps. Il fera donc son droit, mais comme les arcanes des contrats et subtilités du code l’ennuient profondément, il se passionne pour la politique. C’est l’époque à laquelle Giscard arrive au pouvoir, un président qui parle aux jeunes, où la confrontation des idées est particulièrement forte dans les facs. De 1974 à 1983, il passera le plus clair de son temps à militer, prendra des responsabilités, fréquentera les cabinets ministériels, se présentera même aux élections, mais le plus souvent restera dans l’ombre, écrivant les discours que d’autres prononceront.

Nouvelle intervention d’un père à l’autorité incontestée mais pesante, et il se range. Direction la finance, puisque c’est là que le voit Papa. Il se passionne cependant très vite pour cette activité, car il y voit une manière de parler vrai à son prochain : gérant de portefeuilles et conseil en gestion de patrimoine, il ne peut s’empêcher d’avoir une activité syndicale et devient secrétaire général de son organisation professionnelle.

En 1988 cependant, il fait une erreur qu’il mettra plus de 20 ans à expier : il accepte de devenir salarié d’une charge d’agents de change, vite avalée par une banque prédatrice. Vingt ans de galère morale, à contempler impuissant la dégradation du conseil impartial, la « formatisation » effrénée du système et le déni organisé de la responsabilité.

Aujourd’hui, il écrit, conscient d’un retard qu’il ne rattrapera pas. Principalement influencé par Balzac, qui a commis, avec « Une ténébreuse affaire » un des premiers romans policiers, et par Simenon dont il admire le cisèlement si parfait des situations, il se consacre à la rédaction d’une série de romans noirs, intitulée « Commissaire Garon ». Un personnage de flic comme il les aime, complexe, écartelé entre plusieurs pulsions contradictoires, à la fois respectueux de l’ordre et profondément anarchiste, un commissaire qu’aurait peut-être apprécié PREVERT, son modèle absolu.

 

Bibliographie

2 Commentaires »

  1. roire 20 avril 2011 at 8 h 37 min -

    Un parcours original et riche, où La Liberté est le fil conducteur. Bravo commissaire Garon!

  2. jerome 21 avril 2011 at 12 h 02 min -

    Vous allez retrouver prochainement une interview de Saint-Luc sur Zonelivre

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